Rectif 46

L’Industrie Française du futur

  • superuser87644
  • 16 août 2015

Les industries du Futur

Lorsqu'on parle de l'industrie en France, on retrouve dans l'imaginaire collectif les grandes cheminées et des images en noir et blanc issues de la révolution industrielle. On peut s'en étonner ou se questionner sur ce lien distendu entre les Français et leurs industries. La vague de dés-industrialisation avec l'externalisation des forces productives dans des pays lointains a clairement créé une faille en France. Si la défiance devant l'explosion du chômage est plus que présente, c'est la connaissance de l'industrie même qui s'est étiolée. Pour beaucoup de Français, l'industrie, c'est sale, polluant et le personnel est exploité. Difficile d'aller contre cette idée quand on voit ce qu'il se passe en Chine ou même en Asie mineure. Pourtant, la France a une industrie de pointe qui respecte le droit social et le droit de l'environnement tout en s'engageant. L'industrie du Futur est déjà là.

 

C'est quoi l'industrie du Futur ?

C'est ce qu'on appelle aussi l'Industrie 4.0 ou la révolution industrielle « cyber-physique ». Cette nouvelle révolution industrielle vient après la machine à vapeur au XVIIIe, l'électricité à la fin du XIXe et l'informatique dans les années 1950. Toutes ces révolutions ont en commun d'avoir changé le mode de production des biens et des services. Cette quatrième révolution en est à son balbutiement tant le champ des possibles semble infini.

Des technologies déjà présentes dans le quotidien des Français sont en train de mener toute une industrie dans le futur.

  • La connectivité numérique permet de transformer une chaîne de production en un outil numérique communiquant en temps réels des informations qui lui permettent de réagir instantanément.
  • Les Cobots sont une nouvelle race de robots qui vont venir collaborer avec l'homme pour le soulager, notamment pour des tâches ingrates et pénibles.
  • La réalité virtuelle permet de concevoir des chaînes de production entières et de les tester sous toutes les coutures pour un coût minimum.
  • Les imprimantes 3D nous mènent vers un monde de l'optimisation. La production actuelle se fait par élimination. On prend un bloc de matière et les hommes, aidés de machines, vont éliminer la matière en trop pour parvenir à une pièce finie. L'impression 3D va utiliser la matière nécessaire en accumulant les couches. L'intérêt est incroyable : les pièces seront plus légères, plus solides. L'industrie limitera les pertes et donc aura moins d'impact sur l'environnement.

Le plan "Industrie du Futur" de l'État

L'État s'implique. Au fur et à mesure que l'on peut voir les dégâts de la mondialisation, on s'aperçoit aussi qu'au lieu de la liberté promise, c'est une dépendance profonde que la France a développé durant 30 ans. Aujourd'hui, l'État avec à sa tête le Président, qui croit que tout le monde va devenir codeur, a lancé un plan pour favoriser l'émergence d'une industrie du Futur. En voici les points importants.

L'identification et la recherche des jeunes pouces

Afin d'aider les industries du Futur, il faut les trouver et donc déjà déterminer ce qui a un véritable potentiel. Le cahier des charges ne plaisante pas. La commission cherche des entreprises qui ont le potentiel pour devenir leader européen et pourquoi pas mondial. Autant dire que cela ne pousse pas sous le sabot d'un cheval. Évidemment, les nouvelles technologies sont particulièrement chassées, notamment celles qui vont impliquer ce qu'on appelle la quatrième révolution industrielle. Parmi ces technologies novatrices, bon nombre d'entre elles se sont déjà bien implantées, à commencer par tous les services désormais accessibles sur Internet: du désormais banal supermarché aux super cyber casinos, désormais, faire ses courses ou jouer aux dernières machines à sous, se fait en ligne. Ce qui suivra bientôt dans la banalité du quotidien, seront sans doute les imprimantes 3D et les machines de production sous intelligence artificielle.

L'accompagnement humain et financier

Les entreprises vont pouvoir profiter de l'aide de spécialistes aguerries pour éviter les pièges et gagner du temps dans une jungle. Les conseils sont essentiels, mais le nerf de la guerre reste la capacité d'investissement. L'État s'engage à un effort singulier de 2,5 milliards d'euros sur cinq ans pour booster les industries du futur qui vont investir dans leur outil productif au cours des douze prochains mois. C'est plus de 2,1 milliards d'euros de prêts de développement qui seront en plus distribués à ses entreprises.

La formation et l'enseignement

C'est un élément clé pour aller vers la performance et l'excellence qui ont été trop longtemps oubliées que ce soit par les entreprises ou par les spécialistes de la formation. La planification de la formation d'un personnel spécialisé, voir ultra-spécialisé est largement portée par les différentes formations universitaires et privées. Pourtant, le manque de développeurs est criant. C'est sans doute le métier le plus demandé puisque l'industrie doit faire face à Internet et aux machines… En attendant, le personnel doit avoir la possibilité d'être en permanence formé dans un milieu où les innovations sont permanentes.